2e Session, 41e Législature,
Volume 149, Numéro 24

Le lundi 9 décembre 2013
L’honorable Noël A. Kinsella, Président

Le décès de Nelson Mandela

L’honorable Mobina S. B. Jaffer : Honorables sénateurs, c’est le cœur lourd que je prends la parole aujourd’hui pour souligner le décès de Nelson Mandela. Je sais que je parle en notre nom à tous lorsque je dis que nous avons tous perdu une personne qui nous était très chère et que le vide laissé par son départ ne sera jamais comblé.

M. Mandela était un ami du Canada, mais surtout, il était un guide pour tous les êtres humains. Honorables sénateurs, nous nous souviendrons tous que Madiba nous a donné le courage de lutter contre l’impossible et d’éliminer les injustices dans le monde. Il nous a montré la voie à suivre.

Lorsque j’étudiais le droit à l’Université de London, j’étais l’une des organisatrices d’un mouvement cherchant à faire des pressions auprès des Britanniques pour qu’ils boycottent la banque Barclays, qui appuyait le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Je me souviens encore très clairement des termes particulièrement bien choisis que le gestionnaire de la banque avait employés. Il m’avait priée de ne pas trop m’en faire avec cela dans ma petite tête, d’être une bonne petite fille et de retourner à mes études. Il avait aussi employé beaucoup d’autres mots offensants.

Quand l’envie me prend d’abandonner la lutte contre les violations des droits de la personne, c’est à ce gestionnaire que je pense, car il disait que « l’apartheid est là pour rester en Afrique du Sud ».

Honorables sénateurs, aujourd’hui, l’Afrique du Sud n’a plus l’apartheid pour régime politique, grâce à Mandela, mais aussi grâce à bien d’autres gens, dont l’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney. Je tiens d’ailleurs à lui rendre hommage aujourd’hui.

Je n’oublierai jamais le jour où Nelson Mandela a été libéré de prison. Je me suis alors dit que la force de conviction, la persévérance et une bonne dose de courage pouvaient venir à bout de l’injustice. Nous aussi, nous pouvons nous employer toujours à éradiquer l’injustice. Mandela nous a montré le chemin. Par son exemple, il nous a tous poussés à nous demander intérieurement si nous faisons tout ce que nous pouvons pour l’humanité.

Je ne saurais d’ailleurs mieux résumer ma pensée qu’il ne l’a fait lui-même avec son éloquence habituelle :

Quand un homme a fait ce qu’il considérait être son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois avoir fait cet effort, c’est pour cela que je vais dormir pour l’éternité.

Madiba, vous avez fait votre devoir envers l’humanité. Puissiez- vous désormais reposer en paix.

C’est à nous maintenant qu’il revient de continuer la lutte contre les injustices de ce bas monde. C’est à nous de poursuivre le travail avec la même conviction, la même persévérance et le même courage incomparable.

 

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