1re Session, 42e Législature,
Volume 150, Numéro 88

Le mercredi 14 décembre 2016
L’honorable George J. Furey, Président

Hommages

L’honorable Nancy Ruth, C.M.

L’honorable Mobina S. B. Jaffer : Honorables sénateurs, j’interviens pour rendre hommage à ma chère amie, la sénatrice Nancy Ruth, et saluer sa détermination inébranlable à assurer l’égalité des droits des femmes. Pour la plupart d’entre vous, elle n’est qu’une sénatrice de Toronto. Or, je la considère comme une amie très loyale et aimante avec laquelle j’ai beaucoup de points en commun. Nous avons toutes les deux pour père un homme volontaire qui a œuvré en politique. Nous sommes toutes les deux avocates, et nous nous ressemblons à bien d’autres égards.

Toutefois, notre point commun le plus important est la façon dont nous avons toutes les deux lutté avec acharnement pour les droits des femmes, ce qui nous a souvent coûté cher personnellement. Au lieu d’opter pour la solution facile, nous dévouons notre vie à lutter pour l’égalité des femmes.

Comme plusieurs d’entre vous le savent, Nancy Ruth a déployé énormément d’efforts pour aider les Canadiennes à obtenir l’égalité. Contrairement à de nombreuses personnes, elle ne se contente pas de parler. Au lieu de dépenser son argent pour elle-même, elle a choisi de donner des millions de dollars pour défendre les droits des femmes. Nancy Ruth lutte sans relâche pour cette cause. Elle s’est battue pour que les musées nationaux dépeignent la vie des Canadiennes, elle s’est battue pour que plus de femmes soient nommées dans nos institutions, et elle s’est battue avec acharnement pour que l’on fasse une analyse comparative des lois entre les sexes.

Sous le gouvernement de M. Harper, elle ne cessait pas de demander — et elle le fait encore aujourd’hui — à toutes les personnes défendant une mesure législative si une analyse comparative entre les sexes avait été menée, surtout quand il s’agit d’un projet de loi d’exécution du budget. Sa persévérance à cet égard lui a valu le surnom de « reine des analyses comparatives entre les sexes ».

La sénatrice Nancy Ruth n’a jamais opté pour la facilité. Je m’étonne encore aujourd’hui de tous les efforts qu’elle a déployés au fil des ans pour faire modifier l’hymne national canadien. Même lors de son tout dernier jour au Sénat, elle cherche encore à assurer l’égalité des hommes et des femmes dans l’hymne national.

Sénatrice Nancy Ruth, je suis vraiment fière de vous avoir pour amie. Vous avez toujours essayé d’être là pour moi. Vous saviez toujours quand j’éprouvais des difficultés. Il vous arrivait d’entrer dans mon bureau en disant que vous étiez venue manger mon maïs soufflé alors qu’en fait, vous étiez venue me voir. En tant que collègue et amie, vous avez toujours surveillé mes arrières, vous m’avez donné de bons conseils et, surtout, vous m’avez fait rire.

Bien que votre passage au Sénat tire à sa fin, je sais que nous demeurerons des amies pour le reste de nos vies. Sénatrice Nancy Ruth, je vous remercie de votre bienveillance et de votre amitié. Vous me manquerez beaucoup.